Mots d'actualité
4 décembre 2007 par Japotalia
ゴロバルカ化 (gurobaruka)
Ce mot provient de l’anglais ‘global’ donc il est transcrit en katakana, suivi par le suffixe ‘ka’ 化qui signifie devenir. Ce nouveau mot signifie donc ‘globalisation’ en japonais, processus classique de création d’un néologisme dans cette langue, pour désigner une réalité contemporaine née à partir d’un concept étranger, le plus souvent anglo-saxon.
Pour définir et parler des entreprises japonaises et étrangères dans la globalisation, le journal Aera a préféré le point de vue d’une économiste étrangère, Suzanne Berger, diplômée de Harvard et professeur au MIT.
Selon elle, la définition de ce mot, tout en reconnaissant qu’il en existe plusieurs, est ‘une série d’évolutions donnant naissance à un marché mondial unique(…)sur lequel les taux d’intérêt, et les prix des produits seraient partout identiques.’ Cependant comme chacun le sait il en va autrement dans la réalité, et dans certains pays comme la Chine, les revenus sont loins en deçà de ceux des Etats-Unis ou du Japon, et le travail y est souvent délocalisé et effectué dans des conditions déplorables. Elle a donc ressenti l’urgence des mesures nécessaire que devront prendre les gouvernements dans les pays concernés.
De 1999 à 2004, avec ses collègues du MIT, elle a visité 500 entreprises de plusieurs nationalités et mené des entretiens approfondis.
De l’analyse des données recueillies, il ressort, comme principale conclusion, que parmi les entreprises ayant le plus brillamment réussi, chacune a suivi une stratégie distincte, qui lui est propre. Il n’y a pas de recette miracle, même parmi les entreprises fabricants le même genre de produits.
Certaines externalisent une partie de leur production dans leur pays, d’autres en Chine, et pour d’autres au contraire, chaque étape, de la production à la commercialisation, a lieu sur le territoire national.
Chaque entreprise a du trouver sa voix en fonction de son histoire et de sa philosophie.
Mais, si il n’y a pas de recette miracle pour réussir, il y en a par contre une pour échouer : en effet, il a été observé qu’en général, les sociétés qui ne délocalisent que pour des économies de main d’œuvre, échouent dans leur stratégie de globalisation.
Si on peut tout de même citer un point commun aux entreprises gagnantes, toutes possèdent un savoir faire difficilement imitable, relevant de leur propriété intellectuelle et de leurs brevets, portant sur leurs produits ou/et sur leur méthode de développement, et que son personnel qualifié peut accomplir avec fiabilité et productivité.
Leur processus d’adaptation à la mondialisation peut être résumé par l’expression idiomatique nipponne ‘Shikosakugo’, ce qui signifie apprendre de ses erreurs, par l’expérience.
